co-mise en scène Sarah Calcine & Pauline Castelli

Avec

Lucas Savioz

Sarah Calcine

& 3 invités cuisiniers

Ecriture

Adrien Cornaggia

Scénographie et assistanat

Lucie Meyer

Production

Boule à facettes

Coproductions

Vous êtes ici - Villeréal

Théâtre Paul Eluard / Choisy-le-roi

Théâtre St Gervais / Genève

Partenaires

La Chartreuse / Avignon

TLH / Sierre

Le 104 / Paris (résidence d'essai)

L'Arsenic / Lausanne (résidence labo)

Carreau du temple / Paris

 

NOTE D'INTENTION

On achève bien les oiseaux nous évoque l'épuisement.

Épuisement du sens

Épuisement du rythme

Épuisement des mots et des corps

Épuisement des relations

Épuisement du plateau.

Un élastique pourri qu'on étirerait bien trop fort et qui tarderait à lâcher, comme s'il nous narguait en silence, avec un brin de violence. Et ce temps de suspension désespéré et magnifique pour des êtres parfaitement gauches et inadaptés. 

Épuisement d'un genre aussi, celui de l'adaptation du cinéma au théâtre. Nous avions envie d'étirer les accords et désaccords qui pourraient se produire dans la traversée d'un genre à un autre. Pour ne faire qu'évoquer en creux, essayer et rater, torpiller cette adaptation et n'en garder qu'un squelette, dansant.

C'est aussi l'histoire d'une inadaptation.

Celle des personnages de Sydney Pollack, celle d'une entremetteuse démente prête à tout pour créer un divertissement splendide et de son comédien exécutant débarqué ici malgré lui, celle de ces cuisiniers en toile de fond, tout à leur tâche et imperméables à la fiction, celle de spectateurs sur le qui-vive face à leur possible participation.

Notre spectacle met en présence des mondes qui cohabitent sans jamais se toucher. Comme dans le film de Pollack où les bourgeois viennent assister depuis leurs gradins à la mise à mort des participants en musique et paillettes.

Un spectacle inadapté aussi, un concours-show qui se serait peut-être trompé de salle, et qui déborderait entre fiction et réalité hors de ses limites et du rituel même de la représentation, qui ne s'arrêterait jamais de commencer.

« Le printemps s'est tu, quelque chose de très familier nous est progressivement retiré, quelque chose d'enveloppant et d'immémorial, la preuve et la célébration habituelle du monde, cet accès toujours chantant à l'intensité du vivant qui nous vient, nous semble venir, joyeusement, des oiseaux. » 

Marielle Macé

RECETTE DU POULET BASQUAISE

- 1 poulet coupé en 6 morceaux - 1 kg de tomate - 700 g de poivron (verts et rouges) - 3 oignons émincés - 3 gousses d'ail - 20 cl de vin blanc - 1 bouquet garni - 6 cuillères à soupe de huile d'olive - Sel - Poivre

SYNOPSIS

Une salle des fêtes, avec ballons fatigués et paquets de confettis éventrés. Une femme et un homme s’y agitent encore. Dans notre esthétique scintillante et bricolée, la pop culture côtoie l’existentialisme sans aucun problème.

Désireuses de raconter la naissance d’une amitié en plein chaos, nous partons à l’assaut d’un mythe : On achève bien les chevaux, le film de Pollack qui se déroule dans un marathon de danse des années 30, où une prime était promise au couple qui tiendrait le plus longtemps.

Inadaptable ? Ça tombe bien, ce spectacle est une histoire de ratés, d’épuisement, d’inadaptation. Absurde comme ces concours qui saturent nos vies. Excitant comme des ados qui font des bombes dans la piscine des parents. Dangereux comme une vitre trop propre pour des oiseaux rêveurs. 

CRÉATION 20/21 - Théâtre St Gervais / Théâtre de Choisy-le-roi / Nouveau gare au théâtre 

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